25-09-2017
                          
 
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    culture
 
Salle comble pour Atlal aux Rencontres
Cinématographiques de Béjaia

 « On est très contents du démarrage », ont déclaré au HuffPost Algérie, les organisateurs des 15èmes Rencontres cinématographiques de Béjaïa. Et pour cause, lors de sa première soirée, la cinémathèque a fait salle comble avec En attendant les Hirondelles, de Karim Moussaoui. « Nous avons une capacité d’accueil de 320 places dans la salle de projection. Et il y a avait près de 400 personnes. Les gens sont restés debout ou ils se sont assis parterre. Et puis on a fini par fermer les accès pour des raisons de sécurité. »  La journée de dimanche semblait elle, un peu plus calme, en dépit d’une programmation plus fournie. « L’après-midi, on a toujours un peu moins de monde, et la pluie joue aussi sur les fréquentations. » Amar, Bougiote cinéphile de 27 ans, est un habitué du festival depuis quatre ans. « Les films qui sont diffusés sont souvent peu connus, c’est ce que j’aime. L’initiative, dans sa globalité, est super. Dommage qu’il y ait eu une coupure de courant dans l’après-midi », glisse-t-il.  Il est venu accompagné de son ami Akli, venu lui pour la première fois, et particulièrement touché par le court-métrage Tangente réalisé par Rida Belghiat et Julie Jouve qui relate le parcours sensible d’une détenue Réunionnaise victime de violences conjugales passionnée de course. « J’avais l’impression d’être dans la peau du personnage, je ressentais tout ! Pour une première, je suis vraiment comblé. L’initiative est super. » Question migratoire (En face de Jérémie Guez), pouvoir de manipulation des médias (That Lovely Life, de Rami Aloui), quête d’identité (Makanch mouchkil – Nos identités de Franck Renaud)… Ce sont des thématiques qui sont dans la gravité que les RCB ont choisi de mettre à l’affiche de cette deuxième journée. Le point d’orgue ayant été atteint avec Atlal (littéralement, « les ruines » en arabe littéraire), réalisé par Djamel Kerkar, qui aborde le sujet de l’après-décennie noire, dans la commune de Ouled Allel, qui avait été pendant les années 90 l’une des bases arrières des Groupe islamiques armés (GIA) et qui a été prise d’assaut par l’armée algérienne en septembre 1997. Plans fixes et témoignages transgénérationnels se succèdent pendant 111 minutes. Dans cette ville aux allures de cimetière, vingt ans plus tard, les plaies sont toujours ouvertes pour ceux qui ont fait le choix de revenir. Si au moment de la projection, plusieurs spectateurs ont pris la porte, lassés sans doute, par les longs silences et la quasi-absence de dialogues, ceux qui sont restés en sont sortis bouleversés, à l’image de cet homme, qui a pris le public par surprise en déclarant au micro : « Je suis un témoin de Oued Allel. J’ai moi-même survécu à une tentative d’assassinat avant de prendre le chemin de l’exil. J’ai trouvé le film très juste, merci. »

 "Le voyage de Keltoum" un court métrage émeut les cinéphiles

Le voyage de Keltoum , un court métrage d’Anis Djaad a ostensiblement ému, lundi, au 3eme jour des rencontres cinématographiques de Bejaia, en livrant de façon lucide mais poignante, le récit d’une famille d’émigrés, intégrée certes mais socialement en grande difficulté et qui de plus, souffre terriblement de la rupture avec son pays d’origine.

L’oeuvre, n’est pas une nouvelle composition sur   les déracinés, ni un pamphlet sur  l’immigration, mais peint, en revanche, avec justesse et réalisme, la douleur sourde, d’hommes et de femmes, qui triment toute leur vie, sans pouvoir au bout du compte, à la fin du rouleau, en tirer bénéfice. S’accorder parfois un voyage, par exemple, fut-il impératif, vers  le pays   relève quasiment de l’irréalisme. Et irrémédiablement, le drame attend souvent au tournant.

Ainsi l’a voulu, Djaad, qui en braquant sa caméra 23 minutes durant sur le parcours de Keltoum, a fini par mettre a nu, ses déchirures, ses rêves manqués et ses certitudes. Un gâchis sur toute la ligne.

Infirmière depuis 30 ans, elle s’est occupée seule mais généreusement de sa petite famille, notamment son mari oisif, toujours en peine d’avoir quitté l’Algérie pour elle et son fils, adulte mais qui vit toujours à ses  basques. Mais lorsque sa soeur, mourante lui demande dans une supplication de dernière volonté de rentrer à Alger pour se recueillir une dernière fois sur la tombe de leur maman, le drame éclate.

Ne pouvant réunir, l’argent nécessaire au voyage, elle découvre, le grand ratage de sa vie. Celui de manquer d’économie, de n’avoir pas pris soin de son mari frustré et de son enfant en état d’abandon à cause de ses absences passées à prendre soins des autres à l’hôpital. Et chacun, en a exploité le moment pour le lui faire savoir avec véhémence et colère. La mama protectrice   qu’elle croyait être n’en était plus une mais une femme  singulière qui découvre l’enfermement familial dans lequel elle s’était engoncée insoucieusement des décennies durant..

De guerre lasse et dans l’impossibilité de voyager, elle invente alors un mensonge vertueux, en leurrant sa soeur déjà peu consciente, de la réalisation du voyage à Alger. Son idée s’était matérialisée en la faisant rouler longtemps sur les périphériques de Paris avant d’échouer dans un  cimetière et une tombe anonyme. Une histoire et une chute émouvantes servis par des acteurs sublimes et  des cadrages de composition impressionnants. A couler de frissons.




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