26-05-2018
                          
 
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Tipasa : Hommage posthume à l’enfant du pays Assia Djebar

Le souvenir de la défunte écrivaine Assia Djebar, enterrée selon ses vœux, depuis 2015, à Cherchell où elle a passé son enfance et choisi d’y demeurer à jamais, sera ravivé par la poétesse Saliha Imekraz ainsi que les écrivains Mohamed Sari, M’hamed Chérif Ghebalou et Abdelkrim Ouzeghla qui vont animer, samedi après-midi, une rencontre en commémoration de la 3e année de sa disparition à l’âge de 78 ans.  Un hommage posthume lui est rendu par la bibliothèque de lecture publique de Tipasa qui organise la manifestation. Une occasion pour rappeler que Fatma-Zohra Imalhayène dont le nom de plume est Assia  Djebar, cette immense écrivaine, académicienne, militante féministe, enseignante et cinéaste a eu une vie et un parcours dignes d’être connus qui sera raconté par un film vidéo réalisé par les animatrices de la bibliothèque et dont l’œuvre littéraire fera l’objet d’une exposition ouverte au public.  Une littérature qui sera remise au goût du jour pour découvrir ou redécouvrir l’œuvre d’Assia Djebar qui comporte pas moins de 20 ouvrages témoins de sa quête entre l’histoire et la littérature et oscillant entre espoir et désespoir. Ses livres qui ont abordé plusieurs thématiques touchant à sa vie de femme, celle du pays en passant par des romans historiques et d’autres relatant des actes de résistance héroïque des Cherchelloises durant la période coloniale et autres tragédies vécues en Algérie durant la décennie noire.  Figure majeure de la littérature maghrébine d’expression française, Assia Djebar, qui a publié une vingtaine de romans, de témoignages, de recueils de poèmes, traduits dans une vingtaine de langues, était, aussi, cinéaste. Décédée le 6 février 2015 à Paris, Assia Djebar a choisi d’être enterrée à Cherchell (le 13 février) malgré la réticence de sa mère âgée qui vit en France et qui a confié à Reporters le jour de l’enterrement qu’elle déplorait le fait qu’elle ne puisse pas venir souvent se recueillir sur sa tombe. Originaire de Menaceur, enfant de la fière tribu des Braknas connus pour leur résistance aux forces coloniales, Assia Djebar s’est fait connaître en publiant, à l’âge de 19 ans, son premier roman « La soif » qu’elle qualifiera plus tard « d’un air de flûte qui continue à être entendu et à être juste ».  On ne cessera de rappeler qu’Assia Djebar a été la première femme musulmane admise à l’Ecole normale supérieure de Paris en 1955. Le souvenir qu’on en garde est son visage grave, illuminé par un sourire, celui d’une femme engagée, battante dont l’œuvre est le témoin, pendant plus de 50 ans, de l’émancipation des femmes et du dialogue des cultures. Elle a décidé d’écrire en français ce qui lui a valu des inimitiés des forces conservatrices qui la pousseront à quitter, en 1980, l’Algérie pour aller s’installer et travailler en France puis aux USA.  Elle enchaîne l’écriture de romans « Les impatients » en 1958, « Les enfants du nouveau monde » en 1962. De retour au pays, elle enseigne durant quelques années l’histoire à l’université d’Alger et revient, de nouveau à l’écriture dans les années 1980. Elle publie, alors, « Femmes d’Alger dans leur appartement » en 1980, « L’amour, la fantasia » en 1985 ou « Ombre sultane » en 1987, « Loin de Médine » en 1991, « Vaste est la prison ». Des livres qui plaident pour la démocratie, les droits des femmes, ainsi que « Le blanc de l’Algérie » en 1996 sur le sort des démocrates et des intellectuels confrontés à l’intolérance et à la violence islamiste des années 1990 en Algérie.  « Nulle part dans la maison de mon père », livre intimiste publié en 2007 sur son enfance dans la ville de Cherchell, par l’évocation de son père, sera son dernier roman, une sorte de lapsus avant son retour au pays.  « La femme sans sépulture », sorti en 2002, est un roman très touchant qui raconte la vie de la moudjahida Yamina Oudei (connue sous le pseudo de lla Zoulikha) de la ville de Cherchell dont on n’a jamais retrouvé le corps. Ecoutons Assia Djebar : « La présence irradiante de Zoulikha, héroïne oubliée de la guerre d’Algérie, montée au maquis au printemps 1957 et portée disparue deux ans plus tard, après son arrestation par l’armée française, flotte à jamais au-dessus de Césarée… » Ce qui fera dire à un critique littéraire « qu’Assia Djebar n’en a pas fini de dire la nuit des femmes et leur lutte pour pouvoir, enfin, regarder le soleil en face ». Elle connut la notoriété en Europe, puisqu’en 1999 elle est élue à l’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique. Lauréate, en 2000, du prestigieux Prix allemand de la paix, avant d’être élue à l’Académie française en juin 2005, devenant, ainsi, la première personnalité du Maghreb élue à cette institution et l’une des rares femmes à y accéder. Lors de son installation comme immortelle, Assia marquera l’assistance en évoquant « l’immense plaie » laissée par le colonialisme sur sa terre natale et son attachement à la langue de Molière.  Pour ceux ou celles qui veulent en savoir davantage sur cette grande dame de la littérature algérienne, partie trop tôt et au summum de son inspiration, il y a le Cercle des amis d’Assia Djebar, une association qui veut immortaliser son souvenir en organisant des évènements littéraires autour de son œuvre. Il faut rappeler que c’est le second hommage rendu à Assia Djebar par la bibliothèque principale de Tipasa qui avait organisé, à l’occasion de la Journée internationale de la femme en mars 2015, une rencontre animée par le cinéaste Ahmed Bedjaoui qui l’a côtoyée lors de la réalisation du film « les femmes du mont Chenoua » et de Nadia Sebkhi, directrice du magazine Livrescq.

 « Une plume en or » : poème de Saleha Imekraz, dédié et lu à la mémoire d’Assia Djebar

Une plume s’est assoupie et toute l’encre s’est répandue…/ La tanina du mont Chenoua s’est envolée/

Loin de l’antre ancestral, Dans sa course folle/ Sa robe vermeille/ Frôla la colombe en terre cuite/ Qui vola en éclats/

Ce fut le plus beau des présages/ Une plume s’est assoupie/ Et tout l’encre s’est répandue…/

Un silence de glace/ Fige ma voix voilée/ Assia la prodige expira/ Son âme échoue aux portes de Césarée/

L’illustre enfant est revenue/ Des collines fleuries embellies/ Exhalent l’arôme de thym exquis/

Des chants Dainen s’élèvent / La nouba des aïeules/ Célèbre, loue la défunte/

Une plume s’est assoupie/ Et toute l’encre s’est répandue…/ Assia de Césarée /Emit le vœu ingénu /Au crépuscule de sa vie/Demeurer nulle part dans la maison de mon père.




 


 

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