14-12-2018
                          
 
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    culture
 
La bibliothèque de lecture publique portera son nom
L’hommage de Tipasa à Assia Djebar

La bibliothèque de lecture publique de la wilaya de Tipasa portera, désormais, le nom d’Assia Djebar, en hommage à l’écrivaine algérienne, décédée en février 2015 et enterrée au cimetière de la commune de Cherchell. L’annonce sera, probablement, faite en présence du ministre de la Culture Azzedine Mihoubi à l’occasion de la Journée du savoir, célébrée chaque année  le 16 avril, apprend-on auprès de responsables de la wilaya. Cet hommage posthume  est une occasion pour rappeler que Fatma-Zohra Imalhayène, dont le nom de plume est Assia Djebar, est une écrivaine, académicienne, militante féministe et cinéaste qui a eu une vie et un parcours dignes d’être connus et qui sera immortalisée avec son nom au fronton de la bibliothèque, un lieu du savoir par excellence. La bibliothèque de lecture publique de Tipasa, ouverte en 2012 au chef-lieu de wilaya, est implantée sur une superficie bâtie de 940 m2. Elle accueille de nombreux espaces dont ceux dédiés aux enfants, à la jeunesse, deux espaces documentaires pour adultes, une salle de lecture pour adultes, un espace Internet, un auditorium et enfin un hall réservé aux expositions. Son fonds documentaire est constitué, à ce jour, selon la directrice Saâdia Sebbah, de 47 253 documents dont  20 359 livres   (toutes langues confondues) et 25 revues et magasines culturels. Son aura ne cesse de se développer avec un lectorat de plus en plus nombreux. Le nombre d’adhérents, de septembre  2017 à ce jour, a atteint 3 157, toujours selon la directrice. Le flux quotidien est de 131 lecteurs, tandis que la moyenne quotidienne de livres empruntés est de 173 avec un personnel disponible du samedi au jeudi de 8H30 à 20H sans interruption. Une occasion aussi, pourquoi pas, de revisiter sa littérature et son œuvre qui comporte pas moins de 20 ouvrages témoins de sa quête entre l’histoire et la culture et les autres sujets touchant à la vie du pays. Ses livres ont abordé plusieurs thématiques touchant à sa vie de femme, celle de l’histoire de l’Algérie, en passant par des romans historiques, d’autres relatant des actes de résistance héroïque de femmes chercheloises durant la période coloniale et autres tragédies vécues en Algérie durant la décennie noire. Décédée le 6 février 2015 à Paris, Assia Djebar a été enterrée, selon ses vœux, à Cherchell (le 13 février) malgré la réticence de sa mère âgée qui vit en France et qui a confié à Reporters, le jour de l’enterrement, que vu son âge, elle regrettait de ne pouvoir venir, souvent, se recueillir sur sa tombe. Originaire de Menaceur, enfant de la fière tribu des Braknas connus pour leur résistance aux forces coloniales, Assia Djebar s’est fait connaître en publiant, à l’âge de 19 ans, son premier roman «La Soif» qui raconte ses préoccupations de jeune fille qu’elle qualifiera plus tard «d’un air de flûte qui continue à être entendu et à être juste». Le souvenir que beaucoup de personnes gardent de cette femme est son visage grave, illuminé par un sourire, celui d’une femme engagée battante dont l’œuvre est le témoin, pendant plus de 50 ans, de l’émancipation des femmes, du dialogue des cultures, qui a décidé d’écrire en français, ce qui lui a valu des inimitiés des forces conservatrices qui la pousseront à quitter, en 1980, l’Algérie pour aller s’installer et travailler en France puis aux Etats-Unis.

ASSIA DJEBAR, L’IMMORTELLE

Assia Djebar a été la première femme musulmane admise à l’Ecole normale supérieure de Paris en 1955. Elle enchaîne l’écriture de romans,  «les Impatients» en 1958, «les Enfants du nouveau monde» en 1962  puis, de retour au pays, elle enseigne quelques années l’histoire à l’université d’Alger et revient de nouveau  à l’écriture dans les années 1980.  Elle publie, alors, «Femmes d’Alger dans leur appartement» en 1980, «l’Amour, la Fantasia» en 1985 ou «Ombre sultane» en 1987, «Loin de Médine» en 1991, «Vaste est la prison». Des livres qui plaident pour la démocratie, les droits des femmes, «le Blanc de l’Algérie» en 1996 sur le sort des démocrates et des intellectuels confrontés à l’intolérance et à la violence islamiste des années 1990 en Algérie. «Nulle part dans la maison de mon père», publié en 2007 sur son enfance dans la ville de Cherchell et l’évocation de son père sera son dernier roman, une sorte de lapsus avant son retour au pays. «La femme sans sépulture», sorti en 2002, est un autre roman très touchant qui raconte la vie de la moudjahida Yamina Oudei (connue sous le pseudonyme de Lla Zoulikha) de la ville de Cherchell dont on n’a jamais retrouvé le corps. Assia Djebar connut la notoriété en Europe. En 1999, elle est élue à l’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, puis est lauréate, en 2000, du prestigieux Prix allemand de la Paix, avant d’être élue à l’Académie française, en juin 2005, devenant, ainsi, la première personnalité du Maghreb et l’une des rares femmes à y accéder.  Lors de son installation comme immortelle, Assia marquera l’assistance en évoquant «l’immense plaie» laissée par le colonialisme sur sa terre natale et son attachement à la langue de Molière (source reporters).




 


 

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