24-03-2019
                          
 
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    Monde
 
GENOCIDE AU RWANDA
Un ancien général français dénonce les «fautes» de Paris

Un général de division français en retraite dénonce les «fautes» de Paris au Rwanda avant et pendant le génocide de 1994, dans un entretien à Mediapart et Radio Francediffusé aujourd'hui. Aujourd'hui âgé de 84 ans, Jean Varret est nommé fin 1990 chef de la Mission militaire de Coopération (MMC). A Kigali, le colonel rwandais Pierre-Célestin Rwagafilita, chef d'état-major de la gendarmerie, vient lui demander des armes lourdes pour faire du maintien de l'ordre, en lui expliquant: «Je vous demande ces armes, car je vais participer avec l'armée à la liquidation du problème. Le problème, il est très simple : les Tutsi ne sont pas très nombreux, on va les liquider». De retour à Paris, le général Varret rend compte du risque de soutenir un pouvoir obsédé par la menace d'une «cinquième colonne» tutsi, au moment où le Front patriotique rwandais (FPR, tutsi) mené par Paul Kagame tente d'entrer au Rwanda depuis l'Ouganda. Le général est lu, mais personne ne l'écoute, affirme-t-il. Des accusations totalement réfutées par l'amiral français Jacques Lanxade, ancien chef d'état-major particulier (1989-1991) de François Mitterrand, puis chef d'état-major des armées (1991-1995). «Quand des informations comme celle de Jean Varret arrivent, elles justifient notre présence. Varret a eu raison de dire ce qu'il a dit, mais on ne peut pas en tirer la conclusion que nous avons été imprudents», a-t-il déclaré à Mediapart. «Notre intervention visait à éviter que le gouvernement s'effondre et ne tombe dans la guerre civile. Qu'aurions-nous dû faire? Partir ? Mais alors c'était la guerre civile tout de suite», poursuit-il.

Mais du point de vue de Jean Varret, «certains militaires à des postes-clés ont été trop loin, parce qu'ils n'ont pas voulu prendre en compte les risques de cette politique de soutien à Habyarimana (président rwandais, un Hutu, dont l'avion est abattu au-dessus de Kigali le 6 avril 1994, marquant le début des massacres à grande échelle)». «La coopération avait pour mission d'aider à former, d'équiper, mais certainement pas à combattre. Et je pense que ce lobby militaire a été plus enclin à aider au combat», juge-t-il. «Aucun civil ou militaire n'aurait souhaité le génocide. Aucun. Par contre, certains n'ont pas pris le risque au sérieux», conclut-il. Pour comprendre les raisons de ce massacre, il faut remonter à l'époque de la colonisation du pays. Sous domination allemande dès le début du XXe siècle, le Rwanda subit les affres d'une idéologie ethnologique déjà prégnante, qui désigne la tribu tutsie comme étant supérieure à celles des Hutus et des Twas. Les colonisateurs affirment alors que les Tutsis constituent une ethnie plus intelligente et plus proche des peuples européens. À la fin de la première guerre mondiale, la Belgique reprend le flambeau de la colonisation, et ne trouve rien à redire à cette situation qui lui paraît bien établie. D'un côté, les Tutsis ont accès à l'instruction et occupent des postes à responsabilités dans l'administration. De l'autre, les Hutus cultivent la terre et restent cantonnés aux classes socioéconomiques inférieures.




 


 

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