22-10-2019
                          
 
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    Nation / Evénement
 
COMMEMORATION DU 62e ANNIVERSAIRE DE LA MORT D’ALI LA POINTE
La commune de Miliana marque l’évènement





La commune de Miliana (Aïn Defla) a commémoré mardi le 62ème anniversaire de la mort du chahid Ali Ammar, dit Ali la Pointe, tombé au champ d’honneur le 8 octobre 1957.

Une gerbe de fleurs a été déposée devant la stèle érigée sur la place qui porte le nom du martyr au cours d’une cérémonie organisée en présence des moudjahidine de la région et des autorités civiles et militaires de la wilaya, à leur tête le wali, Aziz Benyoucef. Une exposition de photos retraçant le parcours élogieux d’Ali la Pointe a été organisée à l’occasion en présence de nombreux jeunes avides d’en savoir d’avantage sur l’un des plus grands héros de la révolution connu notamment pour avoir pris part à la Bataille d'Alger. Un programme aussi riche que varié a été abrité à l’occasion par le théâtre Mahfoud Touahri de Miliana en vue de célébrer l’anniversaire de cet illustre martyr épris de justice et de liberté. Dans une communication portant sur l’évènement, Dr Abderahmane Tounsi de la faculté d’histoire de l’université Djillali Bounaâma de Khémis Miliana, s’est longuement attardé sur le parcours d’Ali la Pointe, mettant en évidence de nombreuses facettes de son combat héroïque. Il a, dans ce cadre, affirmé qu’Ali la Pointe a, dès son très jeune âge, été influencé par son grand-père paternel, lequel a été déporté vers Cayenne (Guyane du nord) en raison de son activité anti-coloniale. Sur son image de "petit malfrat multirécidiviste" d’avant la guerre de Libération, il a souligné que les autorités coloniales d’alors avaient "grandement exagéré" sur le sujet, imputant certains comportements jugés "violents" d’Ali la Pointe au fait qu’il a pratiqué la boxe pendant un certain temps. Le conférencier a observé que les contacts du martyr avec les militants du FLN durant les années 54 et 55 l’ont influencé à plus d’un titre, renforçant en lui la justesse de la cause pour laquelle se battent ses concitoyens. Alors qu’il était en route pour la prison de Damiette (Médéa), il a réussi à prendre la fuite à hauteur de Blida, a-t-il fait savoir, nouant des relations avec un groupe dit de l’Algérie libre (Zone Autonome d'Alger), lequel l’a mis en contact avec Yacef Saâdi. A la fin de cette cérémonie, des moudjahidines de la wilaya de Aïn Defla ainsi que des représentants de la famille d’Ali la Pointe ont a été honorés par le wali dans une ambiance empreinte de convivialité et de méditation. La sœur du chahid Mustapha Ferroukhi a également été honorée à l’occasion de la journée internationale de la diplomatie célébrée également le 8 octobre de chaque année. Combattant au courage et à l’audace exemplaires de la lutte de Libération nationale, Ali Ammar (1930-1957), est principalement connu pour sa participation à la Bataille d’Alger aux côtés de Hassiba Ben Bouali, Zohra Drif, Omar Yacef (dit petit Omar) et Yacef Saâdi, alors chef de la Zone autonome d’Alger (ZAA). En 1952, Ali Ammar, alors âgé de 22 ans, est incarcéré à la prison de Damiette (Médéa). Trois années plus tard, le 2 avril 1955, il s’évade en compagnie de l’un de ses compagnons de cellule. Il prit, dans un premier temps, la direction de Blida puis réussit à rallier Alger où il entra en clandestinité. Après plusieurs tests et mises à l’épreuve qui consistaient à mener des missions périlleuses dans la capitale, quadrillée alors par les parachutistes du général Massu, notamment des attentats contre des gendarmes, Ali la pointe constitua avec un groupe de fidayîn, dont font partie Hassiba Ben Bouali et Abderrahmane Taleb, un commando de choc qui alla porter le combat au cœur même de l’état-major français. Après trois années de lutte armée (avril 1955-octobre 1957), Ali Ammar est repéré le 8 octobre 1957 par les forces armées coloniales dans un immeuble de la Casbah. Il est tombé en martyr avec Mahmoud Bouhamidi, Hassiba Ben Bouali et Omar Yacef après que les parachutistes du 3e Régiment (REP) commandé par le colonel Bigeard, eurent dynamité la maison où ils s’étaient réfugiés.




 


 

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