08-07-2020
                          
 
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    Nation / Evénement
 
29 juin 1992, le président Mohamed Boudiaf est assassiné





« Aux grands hommes, la Nation est reconnaissante, dit-on, malheureusement cela n’est pas toujours le cas pour certains valeureux personnages dont le seul nom, peut faire de l’ombre a ceux qui ont la charge de l’écriture de l’histoire.

Si Mohamed Boudiaf ou mieux encore Si Ahmed El Watani de son nom de révolutionnaire dont le poids ne peut être porté que par de vaillants et valeureux révolutionnaires de sa trompe, a subi cette méprise de l’histoire voulue par ceux la même, qui ne peuvent pénétrer ce cercle très restreint des grands hommes.

Qu’à cela ne tienne, les jeunes générations, n’ont pas attendu l’écriture de l’histoire pour reconnaitre en Si Mohamed Boudiaf, l’étoffe d’un Héros, la carrure d’un grand révolutionnaire et surtout, celle d’un véritable meneur de troupes face à l’ennemi colonisateur.

En ce 29 juin, tous lui rendent hommage, le pays lui rend hommage et la nation lui est reconnaissante.  « Et dire que le destin a voulu que Si Mohamed Boudiaf  revienne au pays avec le triste sort qu’il lui a été réservé, même en temps d’indépendance, il est mort en martyr et les jeunes générations ont pu ainsi voir la grandeur de cet homme qui hier faisait peur aux colonisateur et après il a encore fait peur a ses détracteurs de l’intérieur ».

Le président Mohamed Boudiaf a été assassiné le 29 juin 1992, alors qu’il tenait un discours à la maison de la culture d’Annaba. Un espoir disparaît et l’Algérie s’enfonce dans ce qui sera appelé la décennie noire.

« Les autres pays nous ont devancés par la science et la technologie. L’islam… » . Ce sera le dernier mot prononcé par Mohamed Boudiaf. Une explosion à droite de la tribune où il se tient vient brutalement d’interrompre son discours. Quelques secondes après il est criblé de balles par un homme en uniforme armé d’une mitraillette. L’itinéraire de ce combattant de l’indépendance au visage particulier, qui a consacré sa vie à l’Algérie, se conclut dans le bruit et le sang.

Lors de son retour en Algérie le 16 janvier 1992, Mohamed Boudiaf est un héros de la lutte pour l’indépendance. Engagé très tôt, en 1950, dans la lutte indépendantiste au sein de l’Organisation secrète, branche armée du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques de Messali Hadj, recherché par les Français, il mène la vie d’un militant clandestin, parvenant à échapper à la police tout en  séjournant en territoire français et algérien. Il est l’un des neufs chefs du Comité révolutionnaire pour l’unité et l’action (CRUA), futur FLN, qui déclenchèrent l’insurrection de la toussaint 1954, événement qui amorça la guerre d’Algérie. 

Puis survient le spectaculaire coup de filet du 22 octobre 1956, digne d’un acte de piraterie de l’air. Le DC-3 qui transporte plusieurs chefs du FLN de Rabat au Caire est dérouté vers Alger par les services secrets français, aidés de la chasse aérienne. Ben Bella, Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf, Mostefa Lacheraf et Hocine Aït Hamed, cinq des neufs chefs du FLN sont mis aux arrêts. Incarcéré en France, Boudiaf continue de diriger le mouvement de libération en tant que membre du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Ce n’est que le 18 mars 1962, peu avant l’entrée en vigueur des accords d’Évian mettant fin à la guerre d’Algérie, qu’il est libéré.

Mais l’euphorie de l’indépendance cède rapidement la place aux luttes fratricides et aux divergences de points de vue entre révolutionnaires animés d’un idéal démocratique et ceux résolus à imposer l’armée comme élément central du régime. Le FLN est érigé en parti unique dès 1962, avec à sa tête Ben Bella. Les dissensions entre le premier président de l’Algérie indépendante et Boudiaf se font de plus en plus virulentes. Boudiaf, qui considère qu’ « aucun parti populaire ne pourra naître à l’ombre des mitraillettes », rompt totalement avec le chef de l’État, qui ordonne son incarcération. En 1964, alors qu’il recouvre temporairement sa liberté, Boudiaf s’oppose vivement à la nouvelle Constitution et est condamné à mort. Il décide alors de quitter le pays, définitivement, pense-t-il. Une vie d’opposant politique en exil entre la France et le Maroc l’attend.

Après un exil de 28 années, le destin de Mohamed Boudiaf bascule au lendemain du premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991, les premières élections pluralistes depuis l’ouverture à la démocratisation décidée en 1988. Le scrutin législatif débouche sur un raz-de-marée en faveur du FIS (Front Islamique du Salut), parti dont l’intention est d’instaurer un État islamique et la charia comme loi suprême.

Face au vide laissé par le départ forcé du chef de l’État, l’armée fait appel à Mohamed Boudiaf, en exil au Maroc. C’était déjà le début de son triste sort qui se scellait et qui finira en cette triste journée du 29 juin1992. Les balles assassines ont eu raison de l’homme qui venait une nouvelle fois au secours de son pays.

Zitouni Mustapha     




 


 

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