22-06-2017
                          
 
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    Monde
 
MALI
L’« attaque djihadiste » a fait au moins cinq victimes

Dimanche 18 juin, une salve de balles traçantes illumine le ciel de Yirimadio, à une quinzaine de kilomètres de Bamako. Les restes du Campement, un espace hôtelier prisé des expatriés, des Occidentaux et de la bourgeoisie malienne, brûlent encore ardemment. Selon le dernier bilan de l’attaque terroriste – revendiquée lundi par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », alliance djihadiste liée à Al-Qaida – survenue sur le site, quatre civils ont été tués, dont une Franco-Gabonaise. Un membre des forces de sécurité maliennes a, par ailleurs, succombé à ses blessures. Une dizaine de personnes ont été blessées. Au total, 32 personnes ont été secourues mais, selon une bonne source, des clients manqueraient encore à l’appel dont un Français. Enfin, quatre terroristes ont été tués dans cette « attaque djihadiste » et cinq suspects ont été arrêtés, a indiqué le ministre de la sécurité publique du Mali, le général Salif Traoré. Plus tôt dans l’après-midi, deux petits groupes d’assaillants, selon des témoignages concordants, ont attaqué l’établissement. « Les premiers assaillants sont arrivés très bien armés à la porte principale, a raconté Karim, un employé. Ils ont tiré en l’air alors avant de grimper vers les piscines. » « Ils cherchaient en réalité des Blancs », précise Sory Ibrahim, un journaliste interrogé par Radio France internationale (RFI), présent sur les lieux au moment de l’attaque. Un autre employé de l’hôtel, Boubacar Konta, raconte avoir vu les assaillants brandir « leurs armes en l’air, crier “Allah Akhbar”, avant de tirer des rafales dans le ciel ».

**Intenses échanges de tirs

Un autre groupe s’est approché par le haut de l’établissement, ouvrant le feu sur les clients. « Par chance, poursuit Karim, il y avait des militaires en permission. » Les soldats présents auraient alors aussitôt saisi leurs armes pour répliquer, parvenant à repousser les assaillants. Les Forces spéciales antiterroristes du Mali (Forsat) sont ensuite arrivées sur les lieux pour exfiltrer les clients, certains, vêtus de leur seul short de bain, équipés à la hâte par les soldats d’un gilet pare-balles. En fin d’après-midi, les Forsat, appuyées par l’armée, des soldats européens et des éléments de sécurité de l’ONU, ont lancé un assaut sur la colline où les terroristes s’étaient retranchés. D’intenses échanges de tirs et des explosions se sont fait entendre alors que la consigne d’éteindre toute source de lumière avait été donnée afin que les djihadistes ne disposent pas de cibles. La configuration des lieux, parfaite pour la détente dominicale, a toutefois rendu extrêmement difficile la progression des forces de l’ordre ; la zone est vaste et verdoyante et le Campement ressemble à un petit village dont les maisons sont éparpillées dans les collines. On y trouve une multitude de lieux de détente, trois piscines. La nuit venue, sans aucun moyen de vision nocturne, les forces spéciales ont traqué les assaillants. Dans une tribune publiée dans le Monde Afrique en janvier, lors du sommet Afrique-France à Bamako, son propriétaire, Hervé Depardieu, s’était insurgé contre les alertes de sécurité des chancelleries occidentales. « Les consignes de sécurité alarmantes émises par le consulat et les “conseils aux voyageurs” dissuasifs du site du ministère (français) des affaires étrangères entament sérieusement notre joie de vivre et nos libertés », déplorait-il. Moins de dix jours avant ce nouvel attentat, l’ambassade américaine avait lancé une alerte pour informer ses concitoyens d’une « menace d’attaques accrue » sur les chancelleries occidentales, les lieux de culte et les sites fréquentés par les Occidentaux. Selon une source proche du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, jointe par Le Monde, des signaux laissaient présager une attaque djihadiste imminente. « Nous avions eu des alertes récentes, a précisé cette source. Il y a deux jours, en prélude à la marche de l’opposition [qui s’est tenue samedi à Bamako], nous avions découvert une voiture avec des armes. » Une enquête a été ouverte par le pôle judiciaire antiterroriste. Une arme et un téléphone portable ont été récupérés sur les lieux de l’attaque, a indiqué le ministre de la sécurité publique.

**Etat d’urgence

Lundi matin, cet attentat n’avait pas encore été revendiqué. Celui-ci rappelle cependant plusieurs attaques perpétrées dans la capitale malienne, au Burkina Faso ou en Côte d’Ivoire. Toutes portaient la signature d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ou de mouvements qui lui sont proches.






SOUDAN DU SUD
La guerre se poursuit dans le Haut-Nil contre les Shilluk

Malgré les accords et les cessez-le-feu, la guerre se poursuit au Soudan du Sud. Loin des regards. Amnesty International publie ce 21 juin un rapport sur la région du Haut-Nil. Depuis plusieurs mois, les forces gouvernementales mènent une offensive brutale dans cette zone située dans le nord du pays. Comme dans le reste du pays, les civils sont les premières victimes et les violences prennent un tour communautaire. Le long du Nil blanc aujourd'hui se succède une série de villages calcinés et abandonnés. Leurs habitants ont fui l'offensive des forces gouvernementales lancée au début de l'année et se sont réfugiés à Aburoc. Le lieu n'a pourtant rien d'accueillant : le sol est sec et gris, les mouches sont partout et l'eau nulle part. Le lit de la rivière est complètement à sec. En quelques mois, ce petit village d'un millier d'habitants seulement a vu arriver 30 000 déplacés. Tous des Shilluk, une petite communauté majoritaire dans cette région. En face, des militaires et des milices Dinka, l'ethnie du chef de l'Etat. Le processus est toujours le même : d'abord, l'armée bombarde les villages avec des armes qui ne sont pas du tout suffisamment précises pour épargner les civils. Puis les miliciens et les soldats arrivent. Les maisons sont incendiées et lorsque leurs habitants sont trop vieux pour s'enfuir, on les brûle avec. Les habitants sont tués au hasard, quel que soit leur âge. Et tout est pillé. Les forces gouvernementales emportent les lits, les chaises, les ustensiles de cuisine, les filets de pêche, parfois même les portes des maisons, et bien sûr les réserves de nourriture. D'autant plus inquiétant, pour Amnesty International, que la saison des pluies va compliquer la distribution d'aide humanitaire.






NIGER
Nouvelle opération contre les « terroristes » venus du mali

Le Niger a monté une nouvelle opération militaire à partir de la région de Tillabéri (ouest) pour mieux combattre les « terroristes » islamistes venus du Mali voisin et auteurs d’attaques sanglantes, d’après la  source sécuritaire. « Cette nouvelle force dénommée Dongo (la Foudre en langue locale), est composée d’un bataillon de 245 hommes bien équipés pour combattre les terroristes venant du Mali », a confié  cette source sécuritaire. « Dongo » qui est basée à Tilwa, au nord de la zone de Ouallam (ouest), y remplace l’opération « Zarmaganda » lancée il y a quelques années, a indiqué la source. Fin décembre 2016, le président nigérien, Mahamadou Issoufou, avait annoncé une « réévaluation en cours de l’opération Zarmaganda ». Selon la radio nationale, le ministre de la Défense, Kalla Moutari, a visité la semaine passée les éléments de l’opération « Dongo ». « Nous sommes venus constater si les hommes ont pris les dispositions qu’il faut (…) s’ils ont pris possession du matériel (militaire nouveau) mis à leur disposition et si leur moral est au beau fixe », a déclaré le ministre à la radio. M. Moutari a « constaté beaucoup d?enthousiasme » et « la soif de vengeance » chez ces soldats. Niamey qui a décidé « d’accroitre les moyens matériels » en vue de « combattre l?ennemi » a prorogé vendredi soir de trois autres mois l?Etat d?urgence en vigueur depuis mars dans plusieurs départements des régions de Tillabéri et Tahoua proches du Mali. Ces deux régions sont devenues très instables en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes visant régulièrement des positions de l’armée et des camps de réfugiés. Mi-mai, l’ONU dit y avoir répertorié « 34 attaques » perpétrées depuis février 2016 par des groupes armés. Dans cette zone enclavée, les motos sont devenues les principaux moyens de déplacement des assaillants qui se ravitaillent en vivres et carburant sur les marchés locaux, où se dissimulent également leurs informateurs, a expliqué un élu de Tillabéri. « De telles mesures ont déjà contribué à affaiblir Boko Haram en le coupant de ses sources de ravitaillement », a commenté une source sécuritaire. Le groupe jihadiste nigérian Boko Haram est actif dans le sud-est du Niger, frontalier du Nigeria. Malgré des frontières considérées comme poreuses, le Niger apparaît comme l’un des pays les plus stables dans une zone en proie aux troubles. Autour du Niger, Mali, Libye et Nigeria notamment sont tous confrontés à des groupes armés jihadistes.







 

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