24-03-2019
                          
 
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   CRISE POLITIQUE : Tous les regards sont tournés vers l’armée      : Bedoui demande aux ministres de l’ex-gouvernement Ouyahia de poursuivre leur travail      : Lakhdar Brahimi a quitté Alger      MDN : Saisie de 150 kg de kif traité à Tlemcen      MARCHES A TRAVERS LE PAYS : Des dizaines de milliers de citoyens revendiquent un changement radical   
 

   

 
    Nation / Evénement
 
CRISE POLITIQUE
Tous les regards sont tournés vers l’armée





L’Algérie est à la croisée des chemins. Vingt ans après l’arrivée au pouvoir du président Bouteflika, le pays effectue un retour à la case départ, avec une crise politique et un pouvoir contesté dans la rue. Depuis le 22 février dernier, les Algériens manifestent en masse et pacifiquement pour demander au président Bouteflika de quitter le pouvoir, qu’il exerce sans partage depuis 20 ans. Un mois après le début des manifestations, qui suscitent l’admiration du monde entier par le pacifisme et leur civisme, les regards se tournent vers l’armée, seule institution qui a été épargnée par les slogans des manifestants. « L’institution militaire se trouve aujourd’hui devant une responsabilité historique », a estimé ce vendredi 22 mars Djamel Zenati, ancien cadre dirigeant du FFS. «De son choix dépend désormais le destin du pays », a-t-il affirmé. « Il ne sert plus à rien de perdre davantage de temps. Le désir de changement est si fort que le mouvement ne risque pas du tout l’essoufflement. Le président doit s’engager immédiatement à quitter le pouvoir au terme de son mandat pour permettre au pays de se projeter dans l’avenir. Il est urgent d’engager la réflexion et le débat sur la transition démocratique », a-t-il détaillé. En Algérie, les deux centres du pouvoir sont la présidence de la République et l’armée. Le DRS, depuis sa dernière restructuration et son rattachement à la présidence de la République, a un rôle moins important. Aujourd’hui, le premier centre n’a plus aucun crédit aux yeux de la population. Tout ce qu’il a proposé a été rejeté par le peuple : report de la présidentielle, conférence nationale, prolongation du 4e mandat, nouveau gouvernement… Et tout ce qu’il peut proposer dans l’avenir risque de subir le même sort. Ses arguments n’ont également aucun effet sur les Algériens. Ils s’effondrent les uns après les autres : risque de chaos, retour des islamistes…Le chef de l’État apparaît donc peu crédible pour organiser la transition dans un pays qu’il a lui-même conduit à la crise par sa gestion et la forte implication de forces « non constitutionnelles » dans la prise de décision. Il ne reste au Président que de terminer son mandat et de quitter le pouvoir. Face à cette situation, l’armée se trouve forcément au centre du jeu politique. Mardi 19 mars, son chef, le général Ahmed Gaid Salah, a résumé la situation : il n’y a plus que l’armée et le peuple pour décider de l’avenir du pays. Comprendre : les autres parties sont hors-jeu. Épargnée jusque-là par les manifestants, l’armée peut effectivement jouer un rôle de facilitateur et de garant de la transition démocratique que le pays s’apprête à entamer. À la condition qu’elle ne réédite pas les erreurs du passé, notamment celle de 1992 quand les généraux ont confisqué le pouvoir, ou en 1965 lors du coup d’État militaire contre Ben Bella. L’histoire a montré que cette voie est non seulement sans issue, mais dans la situation actuelle, où le peuple a décidé de prendre son destin en main, elle comporte des dangers pour tout le monde, à commencer par l’armée elle-même.






Bedoui demande aux ministres de l’ex-gouvernement Ouyahia de poursuivre leur travail





Alors que tout le monde attendait l’annonce du gouvernement, Noureddine Bedoui a réuni, jeudi 21 mars, l’ancien gouvernement Ouyahia, a appris TSA de source proche de l’Exécutif, confirmant une information publiée par El Bilad. Lors de la réunion qui s’est tenue au Palais du gouvernement, le nouveau Premier ministre a demandé aux ministres de l’ancienne équipe de « poursuivre leur travail de manière normale jusqu’à la formation du nouveau gouvernement », précise notre source. Aucune restriction particulière n’a été imposée aux ministres. « Les ministres ont été invités à poursuivre leurs activités. On ne peut pas laisser le pays sans gouvernement », a précisé notre source. Elle ajoute : « Il y a des échéances importantes à préparer, comme le mois de Ramadhan, par exemple. Il y a des dossiers qui doivent être finalisés ». Noureddine Bedoui n’a avancé aucune date pour la formation de son nouveau gouvernement. Mais cette décision confirme les difficultés que rencontre le duo Bedoui – Lamamra pour constituer leur équipe dans un contexte de manifestations contre le pouvoir.






Lakhdar Brahimi a quitté Alger





Après quelques rencontres informelles dans les salons de l’hôtel Aurassi, le diplomate Lakhdar Brahimi, un des deux jokers sortis par le président Bouteflika pour vendre son projet de conférence nationale, a quitté Alger. De ses rencontres, il est sorti avec le sentiment que le projet du président sortant ne suscite aucune adhésion. Pour autant, ce n’est pas cet échec qui a motivé son retour à Paris où il réside. 




MDN
Saisie de 150 kg de kif traité à Tlemcen





Un individu a été arrêté et 150 kilogrammes de kif traité saisis par un détachement de l'Armée nationale populaire (ANP) à Sebdou dans la wilaya de Tlemcen, indique vendredi le ministère de la Défense nationale dans un communiqué. "Dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée un détachement de l’Armée nationale populaire en coordination avec les éléments de la Gendarmerie nationale a saisi, hier 21 mars 2019, à Sebdou dans la wilaya de Tlemcen en deuxième Région Militaire un véhicule touristique chargé d’une grande quantité de kif traité s’élevant à 150 kilogrammes et arrêté un individu se trouvant à bord", précise la même source. "Les unités de l'Armée nationale populaire réitèrent leur détermination à venir à bout de toute tentative malsaine visant à proliférer de tels fléaux étranges à notre société et à nos valeurs", conclut le communiqué.






MARCHES A TRAVERS LE PAYS
Des dizaines de milliers de citoyens revendiquent un changement radical





Bravant des conditions météorologiques parfois exécrables, des dizaines milliers de citoyens à travers le pays sont sortis dans la rue pour le cinquième vendredi consécutif pour réclamer un "changement radical", ont constaté des correspondants de l'APS.

 Les manifestants à Alger bravent la pluie pour le changement

Des dizaines de milliers de citoyens se sont réappropriés, pour le cinquième vendredi consécutif, les rues d'Alger, bravant la pluie pour réclamer le "changement du système" et l'"amorce d'une deuxième République."Après un mois de manifestation, la mobilisation n'a pas faibli malgré les mauvaises conditions météorologiques. Bravant le froid et la pluie, des centaines de manifestants, portant pour la plupart des parapluies aux couleurs nationales et drapés de l'emblème national, ont commencé, dès le matin, à converger vers Alger Centre, en reprenant les mêmes slogans scandés lors des précédentes marches populaires, dont le "changement radical dans la gestion des affaires politiques du pays", le "respect de la Constitution", et le "rejet de la prolongation du mandat présidentiel". En famille, entre amis ou seuls, ces citoyens, brandissant des fanions et drapeaux aux couleurs nationales ainsi que des banderoles réclamant notamment le "départ immédiat du système en place", ont sillonné plusieurs quartiers d'Alger, avant de se rassembler au niveau de la Grande Poste, la Place du 1er-mai et la place Maurice-Audin. En début d'après-midi, ils étaient des centaines de milliers à défiler à travers les principales artères de la capitale, munis pour la plupart, de leurs smartphones pour immortaliser ces "moments historiques", tout en appelant à "la préservation de l'unité nationale", scandant, en plus des slogans habituels, celui du rejet de toute ingérence étrangère dans les affaires internes de l'Algérie. "C'est un problème familial" et ''non à l'ingérence", ressassaient les manifestants, encadrés par un important dispositif des forces de l'ordre qui veillent à tout dérapage. "Silmiya, Silmya" (Pacifique, pacifique), scandaient d'autres citoyens qui ont exprimé leur détermination à poursuivre ces marches jusqu'à la satisfaction de leurs revendications. Une forte présence de femmes, notamment de jeunes filles et même de vieilles, a été constatée lors de ces manifestations, ponctuées par des youyous qui fusaient de partout notamment des balcons décorés de drapeaux aux couleurs nationales. Des sonos diffusant des chants patriotiques sont repris en chœur par les manifestants, créant ainsi une ambiance festive et conviviale, rendant aux rues leur ambiance d'antan. Pour Da Amrane, 83 ans l'ambiance de ces marches lui rappelle fièrement la joie et les défis qui ont suivi l'indépendance du pays. "Quelle fierté de voir notre peuple, notre jeunesse se réapproprier son espace de liberté et sa dignité, à fortiori avec une maturité et un sens des responsabilités élevés", s'enthousiasme-t-il, les yeux embués de larmes, sous l'effet de l'émotion.

Scènes de solidarité et partage exemplaire

Venant du sud du pays, où elle travaille, Souad, la quarantaine bien entamée et qui veut participer à ces "moments historiques", arbore un énorme drapeau qu'elle partage avec une femme dont elle vient à peine de faire connaissance. Comme chaque vendredi, plusieurs citoyens ont fait montre d'un sens de solidarité et de partage exemplaires en offrant aux manifestants du couscous, des galettes, des dattes et autres thé et eau, alors que d'autres n'hésitaient pas à acheter, parfois à des prix excessifs, des parapluies, trompettes, casquettes, écharpes, tricots, fanions et drapeaux aux couleurs nationales. "Achetez des brassards pour 50 ou 100 DA aux couleurs nationales", s'époumone un vendeur à la sauvette, au niveau de la rue Didouche Mourad au cœur d'Alger. Lui-même portant un brassard et un bandana pour "exprimer sa fierté d'être Algérien" et son extrême enthousiasme face à cette prise de conscience des citoyens pour leur désir de changement. "Nous voulons de l'équité et de la justice sociale qui ne peuvent être effectives qu'avec le départ de tout ce système", a clamé un passant. A quelques encablures, Djaffar, venu avec sa femme et ses filles, tous avec un drapeau sur le dos, pour signifier "tout l'amour pour l'Algérie" qui représente "la prunelle de leur yeux" qu'il faut protéger. Djaffar, ingénieur de son état, relève que le pays requiert l'engagement de tous pour sortir de la situation difficile et bâtir une Algérie meilleure pour tous ses enfants. Les manifestations ont été, également, rehaussées par la présence de plusieurs jeunes artistes qui s'exprimaient à travers des toiles qu'ils dessinaient sur place, alors que d'autres jeunes chantaient en groupe des chansons du terroir revisitées pour l'occasion. La foule impressionnante, qui a commencé à se former en début d'après-midi, a commencé à se disperser vers 18h sans incidents majeurs. Toutefois, au niveau de la rue Salah Bouakouir (ex-Telemly) sur les hauteurs d'Alger, les forces de l'ordre ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser et empêcher les manifestants d'accéder, un peu plus loin, au siège de la Présidence de la République, située à El Mouradia. Des citoyens ont, comme d'habitude, commencé à nettoyer les artères de la ville où se sont déroulés les marches, faisant ainsi montre d'un sens civique exemplaire.

Des dizaines de milliers de citoyens dans la rue pour réclamer un "changement radical"

Dans les wilayas du Centre du pays, des citoyens ont participé à des marches imposantes à Tizi-Ouzou, Bejaïa, Bouira, Ain Defla, Chlef, Blida, Boumerdes, Médéa et Tipasa pour demander ‘’un changement radical du système’’ et dire "non à l’ingérence étrangère dans les affaires de l’Algérie". Les manifestants, des centaines de milliers à Tizi-Ouzou et Bejaia, et des dizaines de milliers à Bouira, Ain Defla et Médéa, Blida, Chlef, Boumerdes, ont sillonné les artères principales de ces villes en scandant des slogans hostiles au pouvoir et refusant tout ralliement de partis politiques du mouvement populaire. Ils ont, à cet effet, pointé du doigt le RND et le FLN. Des dizaines de milliers de citoyens des wilayas de l’Est du pays ont, eux aussi, pris part à ces marches pacifiques à travers les chefs lieux des wilayas avec comme mots d’ordre "un changement global’’, et "le rejet du report des élections présidentielles". A Constantine, sous de fortes averses de pluie, les premiers groupes de citoyens ont commencé à converger, à la place des Martyrs, au centre ville juste après la prière de vendredi. Les foules se sont ébranlées, par la suite, en arpentant les principales artères du centre ville, les boulevards Zighoud Youcef, Mohamed Belouizdad et Abane Ramdane notamment brandissant l'emblème national et exprimant leur rejet des dernières décisions présidentielles relatives, entre autres, au report de l'élection présidentielle et à l'organisation d'une conférence nationale inclusive. A Batna, les manifestants ont arpenté les artères principales du centre ville, entonnant des chants patriotiques et appelant au "respect de la Constitution". A Khenchela, Oum El Bouaghi, Tébessa, Souk Ahras, Mila et Skikda, la même mobilisation a été constatée aux chefs lieux des wilayas comme dans les agglomérations secondaires, des jeunes et des moins jeunes ont marché pacifiquement brandissant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: "Non au report des élections", "Oui à la justice et au changement" et "Changement et réformes". Dans l'Ouest du pays, les marcheurs ont réclamé des reformes politiques "profondes et radicales". A Oran, une foule compacte, venue de différents quartiers et même des communes limitrophes, a convergé vers la place du 1er novembre, avant de marcher en direction du siège de la wilaya où se trouvaient déjà sur place, juste après la fin de la prière du vendredi, de milliers de personnes et parfois des familles entières. Les manifestants brandissaient l’emblème national ainsi que des banderoles reprenant des mots d’ordre rejetant notamment l’ingérence étrangère et appelant au changement. Même forte mobilisation de la population relevée dans les autres wilayas comme Mostaganem, Sidi Bel Abbès, Tlemcen, Mascara, Tiaret, Tissemsilt, Saïda, El  Bayadh, Aïn Temouchent et Relizane. Issus de différentes couches de la société, des milliers de personnes ont organisé, dans le Sud du pays, des rassemblements puis arpenté les principales artères des grandes villes du Sud, à l’instar d’Ouargla, Touggourt, Hassi-Messaoud, Ghardaïa, El-Oued, Laghouat, Hassi-R’mel, Adrar et Tamanrasset, pour réclamer un changement "radical", "non à l’ingérence étrangère dans les affaires de l’Algérie" et appeler au respect de la Constitution. Arborant l’emblème national, les manifestants se sont également élevés contre "la corruption" et ont réclamé le départ des anciens figures  du régime actuel, y compris le nouveau gouvernement, tout en rappelant le caractère républicain de l’Etat algérien et en appelant à l’unité nationale. Rejetant toute tentative de récupération de ce mouvement populaire par quelque partie que ce soit, les manifestants ont réitéré leur slogan "Silmya Silmya" pour veiller à ce que ce mouvement reste dans son cadre pacifique.  Les marches  à travers l'ensemble des wilayas se sont déroulées dans le calme, encadrées par un dispositif sécuritaire. Aucun dépassement ou incident n’a été signalé, a-t-on constaté.






 


 

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