Amara Benyounès retrouve la liberté

L’ancien ministre Amara Benyounès a quitté la prison, après avoir été condamnés en appel à une année de prison ferme ce mardi 3 novembre dans le procès de l’affaire Haddad.

Une peine qu’il a déjà purgée. Benyounes avait été incarcéré en juin 2019.

En première instance, il avait écopé en juillet dernier de trois ans de prison ferme pour des faits remontant à l’époque où il occupait un poste de ministre.

De nombreux autres ministres ont vu leur peine réduite à un an de prison dans le cadre du même procès en appel, mais devront rester en prison car poursuivis et condamnés dans d’autres affaires.

Benyounès fait partie des rares anciens responsables à n’être poursuivis que dans une seule affaire, celle d’Ali Haddad en l’occurrence. Il lui est reproché d’avoir octroyé d’indus avantages à l’homme d’affaires.

Amara Benyounès, 62 ans, a intégré en 1999, sous la bannière du RCD, le premier gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika en tant ministre de la Santé puis des Travaux publics, jusqu’en 2001, lorsque le RCD retire ses ministres du gouvernement.

Il est de nouveau nommé ministre à plusieurs reprises à partir de 2012 (Environnement 2012-2013, Industrie, 2013-2014 et Commerce 2014-2015). Il a créé en 2004 l’Union pour la démocratie et la République (UDR), devenu le MPA en 2012, et restera un fidèle soutien du président Bouteflika jusqu’à la démission de ce dernier en avril 2019, sous la pression populaire. Il sera arrêté en juin 2019 dans le sillage des enquêtes anti-corruption qui ont débouché sur l’arrestation de dizaines d’anciens hauts responsables sous Bouteflika.

Plusieurs autres prévenus ont vu leurs peines réduites à l’issue de ce procès en appel de l’affaire Haddad, dont les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal (réduction de 12 à 8 ans de prison). Cinq membres de la famille Haddad ont en outre été acquittés.

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