LE DEFI DE LA NUMERISATION: Propulser « l’Algérie nouvelle » dans l’univers du savoir et du développement

Il est désormais largement admis et reconnu que l’accès aux technologies de l’information et de la communication (TIC) constitue un élément vital du développement social et économique. Les TIC favorisent les échanges nationaux et internationaux, facilitent les opérations bancaires des entreprises et des particuliers et permettent de jeter les bases du tourisme, du bâtiment, de la santé et la pandémie du Covid19 vient de le confirmer ainsi que d’autres secteurs d’emploi tous aussi importants les uns que les autres.

L’Algérie nouvelle se projette déjà dans cet univers technologique devenu incontournable de nos jours et tous les secteurs d’activités pourront bénéficier des bienfaits de la numérisation. Outre cet aspect, le numérique peut énormément aider à sortir de leurs isolement, les zones d’ombres prévues dans un large chapitre dans l’actuel programme du gouvernement, notamment si l’on appliquait les programmes des « Small village » ou villages intelligents qui aideront sans nul doute, à soulager nos concitoyens des villages et zones déshéritées de l’éloignement physique des grandes agglomérations et les TIC en sont les meilleurs outils pour relever un tel défi.

Depuis une quinzaine d’années, les projets de numérisation se sont développés à travers le  monde. Certes, certains pays se trouvent être un peu plus en avance que d’autres, mais des travaux de recherches dans le domaine entrepris notamment dans des universités suisses, ont mis en exergue le développement rapide des projets de numérisation qui pour de nombreux pays, se multiplient de manière exponentielle et peuvent ainsi, rattraper ou du moins limiter ce retard. Qu’en est-t-il alors en Algérie ?

Dans ce cadre précis, il est clair que la numérisation requière comme tout autre projet, un important travail de réflexion préalable sur les objectifs et les conditions de la numérisation.

Une réflexion qui a été motivée par les instructions données par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors d’un Conseil des ministres tenu au mois d’aout dernier, pour accélérer le processus de numérisation avec au préalable, la mise en place des plans d’action sectoriels à caractère urgent dans le cadre de la stratégie nationale de numérisation, un des jalons de « l’Algérie nouvelle »

les courts délais impartis pour ce faire, renseignent sur la volonté des pouvoirs publics, à accélérer la cadence en mettant à contribution, tous les départements ministériels et d’assurer un raccordement entre ces derniers avec pour but d’échanger les données et de rattraper le retard enregistré en matière de numérisation de départements vitaux appelés à fournir à l’Etat des indicateurs économiques dans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle approche économique».

Ces changements, introduits dans les situations d’activités, impliquent vraisemblablement des transformations dans la production des contenus, les méthodes de travail, la redéfinition des liens sociaux entre les acteurs concernés, tant les professionnels que le large public.

Le concept des « zones d’ombres » dont l’actuel gouvernement en fait actuellement une de ses priorités, pourra dans un avenir proche, sortir de son isolement et la numérisation reste un outil des plus importants pour aider une grande partie de la population et principalement des jeunes à rester connectés.

Par ailleurs et comme l’a estimé le ministre de la Numérisation et des Statistiques, Mounir Khaled Berrah, il est nécessaire voire indispensable de mettre en place un environnement garantissant la réussite de la stratégie nationale de transformation numérique. Notamment à travers la mise en œuvre d’une feuille de route basée sur l’organisation, la normalisation, la réglementation et la technologie. A ce propos, M Berrah avait précisé en substance, que « La réussite de la transformation numérique nécessite la préparation et la mise en œuvre d’une stratégie structurée, inclusive et systémique sur les bases des acquis enregistrés et des entraves à éviter» Cette stratégie devra constituer les fondements et les piliers fondateurs d’une économie du numérique forte. Elle aura comme objectifs généraux, notamment la création d’un écosystème à même de permettre l’émergence d’une industrie du numérique, créatrice de richesse.

Dans ce même contexte, il s’agira également de mettre en place une infrastructure technologique performante avec le développement de plateformes d’échange et de partage de ressources et de services. Cette stratégie doit permettre également l’utilisation généralisée à travers le pays des technologies du numérique développées allant de l’internet des objets, l’intelligence artificielle et l’imprimerie 3D, l’innovation et la généralisation du numérique.

Parallèlement, un travail tout aussi important doit être fait auprès des jeunes générations pour permettre la meilleure utilisation possible des technologies nouvelles, notamment avec ce qui est appelé actuellement, « l’éducation aux médias » avec la nécessité de scolariser le numérique,  avec pour but de développer sa pensée critique, devenir un utilisateur lucide et surtout, un acteur averti car Il s’agit là, d’un enjeu citoyen et démocratique qui permettra de propulser « l’Algérie nouvelle » dans cet univers du savoir et du développement.

Zitouni Mustapha

 

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