Le délégué d’Oran du médiateur de la République, M Choaib Baghli: « Redonner confiance au citoyen pour construire la Nouvelle Algérie »

« Nous sommes à l’écoute du citoyen »   

Le 25 aout dernier, il a été procédé à l’installation officielle de Choaib Baghli au poste de délégué d’Oran du médiateur de la République et ce, en présence du SG de la wilaya d’Oran, de la presse locale, des élus et des représentants du mouvement associatif. Une installation qui répond à la nouvelle approche du président de la République Abdelmadjid Tebboune, dans la prise en charge des préoccupations des citoyens, consistant à se rapprocher davantage du citoyen dans la mise en œuvre de la démocratie participative.

 

Dans ce cadre, nous avons pris attache avec M Choaib Baghli, pour avoir plus d’éclaircissements sur la nouvelle mission qui lui a été confiée au niveau de la wilaya d’Oran, connue pour son importance dans l’échiquier national, notamment sur le plan économique, politique, social et culturel. Le délégué d’Oran du médiateur de la République, n’hésitera pas à nous faire part de l’importance de la tache ainsi que sa complexité, mais il a tenu à nous rassurer sur ses capacités, notamment par sa proximité avec le milieu associatif et de par son coté professionnel, pour avoir servi au niveau des directions de l’action sociale, ce qui lui permet à juste titre d’apprécier et de mesurer les contraintes vécues par les citoyens et tout particulièrement la catégorie fragile et défavorisée de la société face au quotidien mais face aussi à la lourdeur bureaucratique au niveau de nombreuses administrations et institutions publiques, d’où l’utilité de la mise en place d’un tel outil de médiation qui fera fonction de pont entre le citoyen et ses administrations.

Signalons au passage que M Baghli Choaib et marié et père de trois enfants.

D’emblée, M Baghli Choaib, dira « Nous sommes à l’écoute du citoyen, et c’est tout le rôle de la médiation » en expliquant toute la difficulté de la mission du fait que le citoyen a perdu la confiance dans ses institutions publiques et il est de notre rôle de lui redonner cette confiance afin de percevoir cette nouvelle idée d’Algérie nouvelle telle que prônée par le président de la République dans ses multiples interventions.

JEUNESSE D’ALGERIE 

 Quel est le rôle du médiateur de la République ? 

M BAGHLI : « le médiateur de la République est une instance de recours non juridictionnelle qui contribue à la protection des droits et libertés des citoyens et à la régularité du fonctionnement des institutions et administrations publiques tel que stipulé dans le décret présidentielle.

 JEUNESSE D’ALGERIE 

 Qu’en est-il de la mise ne place de votre cabinet de collaborateurs ?           

M BAGHLI : les membres du bureau sont au nombre de 20 à 25, nous en sommes encore au stade de la mise en place de ce bureau avec l’étude des candidatures. L’importance du nombre de collaborateurs, répond au fait que nous sommes conscients de la multitude et la diversité des problèmes rencontrés par nos concitoyens, d’où le nombre des membres du bureau afin de traiter le plus rapidement chaque dossier auquel nous devons donner une réponse au plus vite.

JEUNESSE D’ALGERIE :

Quelles sont pour vous les critères que vous retenez ?

M BAGHLI : ce sont des critères d’instruction, de notabilité, ainsi que la disponibilité et la volonté de servir le citoyen. La mission nécessite effectivement du temps et de la concentration donc beaucoup de disponibilité afin de traiter au mieux les dossier et demandes citoyennes.

 JEUNESSE D’ALGERIE 

 Est-ce que vous avez déjà entamé votre mission ?

M BAGHLI : depuis notre installation, nous nous sommes attelés à prendre en charge quelques dossiers qui se sont présentés a nous auxquels nous avons déjà apportés quelques réponses en activant une médiation entre des administrations publiques et les citoyens qui nous ont sollicités.

 

 

Pour rappel, l’institution du médiateur de la République est une instance de recours non juridictionnelle, qui a été publié dans le dernier Journal officiel.

Placé auprès du président de la République, d’où il tire son autorité, le médiateur de la République est une instance de recours non juridictionnelle qui « contribue à la protection des droits et libertés des citoyens et à la régularité du fonctionnement des institutions et administrations publiques », stipule le décret.

Le médiateur de la République est doté d’attributions de suivi et de surveillance générale qui lui permettent d’ »apprécier la qualité des rapports de l’administration avec les citoyens », énonce le texte, précisant que, dans ce cadre, le médiateur de la République « est saisi par toute personne physique qui, ayant épuisé tous les recours, s’estime lésée par un dysfonctionnement équipé d’un service public ».

Il est relevé que le médiateur de la République « ne connaît pas de recours entre les services publics et leurs agents et ne peut pas, en outre, intervenir dans une procédure judiciaire ou remettre en cause une décision de justice ».

Le médiateur de la République « est doté d’attributions d’investigations lui permettant, avec la collaboration des administrations et institutions concernées, de mener les actions nécessaires à la réalisation de ses missions ».

Il saisit, à cet effet, « toute administration ou institution en mesure d’apporter un concours utile et peut, également, se faire communiquer tout document ou dossier en rapport avec les actions susvisées ».

Dans les rapports adressés au Président de la République, le médiateur de la République propose « les mesures et décisions à prendre à l’encontre de l’administration concernée et/ou de ses fonctionnaires défaillants ».

Il dresse un bilan annuel de ses activités et en fait rapport au Président de la République, stipule le texte, ajoutant que le rapport « est accompagné de ses appréciations sur la qualité des prestations des services publics ainsi que de ses propositions et recommandations pour en améliorer le fonctionnement ».

Outre le rapport annuel, le médiateur de la République adresse à l’administration concernée par les difficultés dont il est saisi, toute recommandation ou proposition de nature à améliorer ou à réguler le fonctionnement du service en cause.

Le service public, saisi par le médiateur de la République, est tenu d’apporter, dans les délais raisonnables, toutes les réponses aux questions posées.

En conclusion, M Baghli Choaib mettra l’accent sur la nouvelle approche du président Tebboune, dans la prise en charge des préoccupations des citoyens, consistant à se rapprocher davantage du citoyen dans la mise en œuvre de la démocratie participative.

Choaib Baghli insistera sur la nécessité d’une rupture avec les anciennes mœurs, à l’origine de la méfiance qui caractérise les rapports entre le gouvernant-gouverné. Sur ce registre, il indiquera que les portes de la délégation d’Oran du médiateur de la république, seront ouvertes aux citoyens, et ne ménagera aucun effort pour résoudre les problèmes des citoyens, en plaidant la cause citoyenne auprès de l’administration locale.

M Choaib Baghli indiquera aussi que dès la mise en place des structures de la délégation, dans un siège à déterminer, il intensifiera ses rencontres avec le mouvement associatif, et sillonnera tout le territoire de la wilaya pour s’enquérir davantage sur le cadre de vie des citoyens, notamment ceux occupant, les zones d’ombre.

Zitouni Mustapha

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