ORAN EST-ELLE CONCERNEE PAR LA RELANCE ECONOMIQUE ?

Avec les dispositifs mis en place pour une relance économique telle qu’annoncée dans l’ambitieux programme du président de la République, les citoyens et notamment la catégorie des jeunes, attend toujours les applications des annonces à l’échelle locale, c’est-à-dire au niveau des régions et des communes hors de la capitale. A Oran comme dans de nombreuses villes de l’intérieur du pays, ces jeunes suivent bien ces annonces passées sur la télévision nationale, mais ils sont surpris d’apprendre au moment de se renseigner sur ces directives au niveau des institutions locales, que rien n’est encore parvenu et qu’il faudra attendre encore. Ce discours est valable au niveau des institutions financières, les banques en l’occurrence, qui n’annoncent rien de nouveau et aucune facilitation n’est accordée. Pareil auprès des dispositifs d’aide et de soutien aux jeunes, Ansej, Cnac à titre d’exemple, qui sont encore aux anciennes dispositions sans aucune nouveauté de ce qui a été annoncée par le président de la République et son premier ministre, Abdelaziz Djerad.

La bureaucratie est toujours omniprésente dans les administrations qui peinent à prendre leur cadence de travail après la levée des mesures restrictives liées à la Covid19, réception selon l’humeur avec comme excuse « la pandémie ». Alors, les nouvelles dispositions de la relance économiques sont-elles rentrées en vigueur ou sont-elles uniquement valables pour ceux qui sont filmées par les caméras de la télévision nationale.

Le département de Yassine DJERIDANE, ministre de la Micro entreprise, des Start–up et de l’Economie de la Connaissance, pour prendre cet exemple, est-il vraiment fonctionnel à Oran, ou les jeunes qui ambitionnent de lancer leur start-up, doivent-il impérativement se déplacer sur Alger pour se faire connaitre du ministre, car pour l’heure à l’échelle locale c’est à dire à Oran tout précisément, c’est le flou total et les jeunes ignorent complètement a quelle administration doivent-il s’adresser. Pour ce qui est des facilitations administratives, c’est un véritable leurre, rien n’a changé et la paperasse est toujours exigée, alors les aides financières et logistiques, il ne faut guère y compter.

Si une grande ville comme Oran, est a ce point marginalisée et dans le flou, que dire alors des petites communes de l’intérieur du pays, qui voient tout cela passer uniquement sur la télévision nationale sans pour autant sentir que les jeunes de ces communes sont eux aussi concernés par cette Algérie nouvelle. Car et il faut le signaler, si beaucoup de jeunes ont véritablement cru à cette Algérie Nouvelle, beaucoup ont aussi vite fait de déchanter.

Alors à quand un suivi pratique sur le terrain des annonces du président de la République, du Premier ministre et de son gouvernement ?

Zitouni Mustapha      

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