RENTREE SCOLAIRE: Les syndicats favorables au report

Les syndicats du secteur de l’éducation nationale ont exprimé leur satisfaction quant aux propositions du Comité scientifique de veille et de suivi de la Covid-19, de reporter la date de la rentrée scolaire prévue initialement le 4 octobre, pour la fin octobre ou au début du mois de novembre. En effet, le coordinateur du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’Education (Cnapeste), Messaoud Boudiba, a déclaré, à El Moudjahid, que le syndicat avait émis des réserves concernant la date du 4 octobre, car elle coïncide avec les examens nationaux, d’autant plus que l’année scolaire ne peut pas commencer avant l’annonce des résultats de ces examens, en particulier ceux du baccalauréat. Tout en affirmant que le CNAPESTE respecte la décision du Comité scientifique de suivi de l’épidémie, Messaoud Boudiba souligne la nécessité de fournir tous les moyens matériels et humains pour la réussite de la rentrée scolaire, qui se fera, selon lui, dans des circonstances exceptionnelles du fait de la pandémie, ainsi que d’assurer l’application du protocole sanitaire au niveau de tous les établissements d’enseignement. En ce qui concerne le volet pédagogique, il a admis que le report de la rentrée en classe affectera négativement le rythme scolaire et obligera le ministère de l’Éducation à faire des ajustements aux programmes scolaires et des changements dans le calendrier de l’année scolaire, que ce soit les vacances ou les examens. Le secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Zoubir Rouina, a affirmé dans une déclaration à El Moudjahid, que son organisation ne peut s’immiscer dans les décisions du comité scientifique, et que dans les circonstances actuelles c’est la santé des élèves qui prime avant tout. En revanche, le syndicaliste a souligné la nécessité de généraliser l’application des mesures sanitaires à tous les établissements publics et privés, mettant en garde contre le danger qui guette l’école publique, à savoir les cours privés, dont l’activité a repris depuis le début du mois de septembre en cours. Le syndicat des directeurs des écoles primaires, a de sont côté, salué la proposition de former les chefs d’établissements d’enseignement sur la mise en œuvre du protocole sanitaire, en prévision de la prochaine rentrée. Le porte-parole du syndicat, Abdelhadi Maamar, a déclaré que le report de la rentrée constitue une opportunité pour mieux se préparer pour l’application du protocole afin de protéger les élèves et tous les membres de la communauté éducative, estimant qu’il est difficile d’adopter le système des groupes dans certaines classes, étant donné que ce système nécessite d’importants moyens matériels et humains pour l’accompagner. Il a ajouté que les établissements scolaires ont besoin d’aide des APC pour réussir l’application du protocole sanitaire, qui représente un grand défi, notamment en ce qui concerne la santé et la sécurité des élèves et des travailleurs du secteur de l’éducation lors de l’entrée à l’école, dont les préparatifs ne se limitent pas à un simple protocole. Il a ajouté que la mise en œuvre du protocole nécessite la formation du personnel à commencer par les directeurs, et le personnel administratif, en plus de fournir les équipements et les moyens nécessaires pour son application sur le terrain, en particulier dans les classes du primaire. L’opération nécessite également de mobiliser tous les moyens pour recevoir les élèves selon un protocole qui commence depuis la rentrée de l’établissement, jusqu’à leur sortie des classes.

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